En accord avec Serge Paumier production et la Cie Philippe Person.

Une mise en scène de Philippe Person.

Avec : Florence Le Corre, Nathalie Lucas, Philippe Calvario et Philippe Person.

 

Au fond, c’est une jouissance que d’attendre l’épouvante.

Emprunter, mentir, falsifier des signatures, c’est tout ce que Torvald Helmer, employé de banque, condamne. C’est pourtant ce que sa femme Nora a fait en cachette pour qu’il puisse se soigner. Elle a presque fini de rembourser sa dette quand Torvald Helmer est nommé Directeur. Il décide alors de renvoyer le commis Krogstad, en raison de son passé douteux.Or, Krogstad n’est autre que le créancier de Nora.Pour se défendre, il vient faire du chantage sur cette dernière en la menaçant de tout révéler à son mari. Au même moment arrive Madame Linde, ancienne amie de Nora et ancienne maîtresse de Krogstad. Femme seule, elle vient demander une place dans la banque de T. Helmer. Nora fera tout pour déjouer les intentions de Krogstad malgré les conseils de Madame Linde qui l’incite au contraire à tout révéler à son mari. La maison de poupée se transforme peu à peu en un huis-clos suffocant. C’est donc asphyxiée, acculée à se dénoncer, que Nora se livre à son mari. Hors de lui, ce dernier se révèle être non plus le mari protecteur mais l’homme blessé. Dans ce monde bourgeois, il veut malgré tout sauver les apparences. Mais Nora est passée du côté de la vérité. C’est donc sa vérité de femme, libre et forte, qu’elle assumera en quittant le domicile conjugal.

« Une femme ne peut pas être elle-même dans la société contemporaine, c’est une société d’hommes avec des lois écrites par des hommes dont les conseillers et les juges évaluent le comportement féminin à partir d’un point de vue masculin. »

Henrik Ibsen

” Cette pièce, dès la première lecture, ne nous sort plus de l’esprit. Elle fait partie de ces classiques dont on se dit : « Un jour, …. »
Quel hymne à la liberté, à la liberté d’action et d’expression !
Qui n’a pas été soumis à des problèmes de servitude ou de soumission professionnelle ou privée ? Et qui par peur ou par
habitude ou encore par crainte du regard d’autrui, n’a pas osé faire sauter tous les verrous ?
C’est parce qu’elle est parfaitement universelle que cette pièce ne nous sort plus de l’esprit. En plus du personnage de Nora et des thèmes abordés qui m’enthousiasment, il y a les dialogues parfaits, simples et justes d’Ibsen :

Helmer : Il n’y a personne qui sacrifie son honneur pour l’être qu’il aime.

Nora : C’est ce que des centaines de milliers de femmes ont fait.

La mise en scène suit Nora, ses pensées et ses actes, comme un plan-séquence au cinéma. Le spectacle bascule d’une atmosphère joyeuse de Noël au climat angoissant dû à l’apparition d’un maître-chanteur. Alors se déclenche un compte à rebours de trois jours, trois jours qui verront basculer la vie de Nora. Comme un film pourrait passer de la couleur au noir et blanc, dès le deuxième acte, les ambiances deviennent pesantes puis angoissantes. Alfred Hitchcock aurait pu filmer Nora. Si Nora est devenue, pendant un temps, un symbole féministe, je souhaite montrer l’universalisme du propos. Il n’est pas seulement question de la femme mais de nous tous. Pour Jean Cocteau, mettre en scène Une maison de poupée, c’est, « mettre en scène du réalisme irréel qui sera un jour le signe de notre siècle ». Pour moi, après Victor Hugo, Oscar Wilde, Jacques Prévert, Octave Mirbeau, mettre en scène Henrik Ibsen, c’est aussi continuer à m’intéresser aux « génies contestataires ». “

Philippe Person

 

DOSSIER DE PRESENTATION

PRESSE : 

Le Monde.fr  ” Nous avons été conquis par l’interprétation de Florence LE CORRE d’une délicatesse, une justesse impressionnantes (…). Quelle grâce tout de même que cette pièce dans ce monde de brutes. Quel miracle !

Rue du Théâtre ” Une partition à quatre comédiens, menée avec un rythme et une justesse qui transforment cette histoire en une énigme où la tension monte. “

Gilles Costaz/ WebThéâtre  Florence Le Corre est une excellente Nora, traduisant avec sûreté et de façon graduée le chemin qui va de la gentillesse inconsciente à une lucidité inébranlable.