RUY BLAS

de Victor Hugo  

EN ACCORD AVEC A2R COMPAGNIE. 

Mise en scène :  Roch Antoine Albaladéjo. 

Avec :  Roch-Antoine Albaladéjo, Noémie Daliès, Gilles-Vincent Kapps, Estelle Kitzis,  Laurent Labruyère, Maxime Larouy, Mélanie Le Duc, Jacques Poix-Terrier. 

Durée : 1h55

 

« Par une nuit d’été une troupe de nomades s’arrête à l’orée d’un bois … c’est aujourd’hui le grand soir… celui où l’on va raconter l’histoire, cette fatalité qui fait si peur aux petits et assagit les plus grands… Magie de la nuit, complainte des alexandrins, chant des guitares, exaltation des corps, danse des passions… Silence…Il était une fois… RUY BLAS… »

Dès la première lecture de Ruy Blas l’utilisation du groupe m’est apparue comme une évidence… La pièce s’apparente à un conte populaire… Il me fallait alors déterminer qui allait raconter ce conte, à qui et pourquoi. La troupe de nomades saltimbanques alors m’a semblé incontournable… Elle nous permettait d’exploiter toutes les facettes de la pièce… De la jouer sur deux niveaux…

Le conte se joue alors sur une scène ronde comme autour d’un feu… Les personnages sont tous en scène et rentrent dans le cercle quand vient leur tour… La langue d’Hugo est alors utilisée comme un instrument… Les envolées lyriques deviennent des joutes comme des confrontations de flamenco. La musique prend part à la fête… Des guitares et des rythmes pour donner une couleur locale… des chants accompagnent l’alexandrin, subliment l’amour, deviennent lamentations quand la douleur est là…

Le groupe intervient selon les besoins de l’intrigue, il accompagne le spectacle, participe et commente.Sur la scène, chaque personnage est bien campé, clairement défini, haut en couleurs… Un méchant diabolique, un amoureux idéaliste, une Reine douce et vertueuse, une duègne un peu folle, un laquais ivre, une suivante enjouée, un clown triste,… et César, leur représentant, un peu saltimbanque, un peu bohème, généreux et bouffon…

Tout est là pour effrayer, émouvoir et surprendre. Le conte devient fable… Et la morale est là : L’amour triomphe malgré la mort…

Tous compatissent… Cette histoire est devenue la leur. Un conte qu’on se transmet de génération en génération. Comme une tradition. Le respect de la langue s’impose celui de la morale aussi.

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