LA MOUETTE

d’après l’oeuvre d’Anton Tchekhov.

CRÉATION AVIGNON

Une adaptation et une mise en scène de Philippe Person.

Du 6 au 29 juillet – relâches les mardis –

à 12h10 au théâtre du Balcon.

– 38 rue Guillaume Puy –

Durée : 1h20

Avec : Mickaël Delis, Florence Le Corre, Philippe Person, Pascal Thoreau et Sylvie Van Cleven.

La pièce :

Trepev aime Nina qui rêve d’être actrice. Il écrit pour elle une pièce, une pièce moderne loin du théâtre poussiéreux et bourgeois qu’incarne sa mère Arkadina, célèbre actrice et son amant Trigorine, célèbre auteur. Treplev veut des formes nouvelles ou … rien du tout. La première tournera vite au désastre. Arkadina ne prendra pas la pièce au sérieux et raillera les envies de « nouveauté et de modernité » de son fils. Et Nina quittera Treplev pour Trigorine…

L’adaptation :

Nina et Treplev, Arkadina et Trigorine et un cinquième personnage résidant à l’année dans la propriété de famille, voici la liste des personnages de cette adaptation, dans une version d’1h20. Il ne s’agit pas, à proprement parlé, d’une réécriture de la pièce. Certains dialogues ont été transformés en monologues, d’autres ont été attribués au personnage résidant dans la maison, l’hôte, personnage qui est construit à partir des mots de Tchekhov lui-même. Il est là, observateur, plus âgé, serein, loin des tourments de l’amour et de l’art. Il est surtout bienveillant, comme le sont les personnages de Dorn et de Sorine dans la pièce originale. J’ai souhaité conserver toutes les scènes mettant en jeu Nina, Treplev, Arkadina et Trigorine, toutes ces scènes qui parlent d’art, d’amour et de mort. Il y a une grande fidélité à l’œuvre originale, je ne voulais en aucun cas « moderniser » « réadapter », non, cette adaptation fait entendre à chaque ligne, à chaque phrase, à chaque mot, le génie de Tchekhov et de lui seul.

« Les personnages se débattent avec leurs rêves, leurs désirs et leur incapacité à les réaliser, se confrontant à leurs limites et leurs faiblesses. Du plein été, baignades au bord du lac, divertissements, première représentation d’une première pièce au clair de lune du jeune Treplev, à la fin tragique d’un automne venteux, saison de feuilles mortes et du soleil noir, la mise en scène concentre sa focale sur la question du désir des uns et des autres, des uns pour les autres. Le travail de scénographie met au centre une nature qui s’érode au rythme des saisons où la douceur estivale fait place à la douleur de l’hiver. La mise en scène prend le parti de la comédie légère qui, tel un précipité chimique, qui se transformerait, l’air de rien, en un drame, drame de la désillusion et donc de la lucidité. » Philippe Person