L’ECOLE DES FEMMES
DE MOLIERE.
MISE EN SCÈNE DE FREDERIQUE LAZARINI.
PRODUCTION : ARTISTIC ATHEVAINS.
Avec :
Cédric Colas, Sara Montpetit, Hugo Givort, Alain Cerrer, Emmanuelle Galabru et Guillaume Veyre
scénographie François Cabanat
lumières François Cabanat assisté de Tom Peyrony et Grégory Lechat
musique et son François Peyrony
vidéo Hugo Givort
costumes Dominique Bourde et Isabelle Pasquier
Après son succès au théâtre du Chêne Noir à l’occasion du Festival OFF d’Avignon, L’ÉCOLE DES FEMMES reprend à Paris.
Lors de cette édition, le public a répondu présent avec enthousiasme, la presse a unanimement salué le spectacle et les nombreux professionnels présents ont témoigné de leur admiration pour la mise en scène de Frédérique Lazarini, portée par une troupe d’une grande justesse.
Si vous n’avez pas encore découvert ce Molière intemporel dans la lecture sensible, vive et profondément théâtrale qu’en propose Frédérique Lazarini, il est encore temps. Nous serions très heureux de vous accueillir pour partager ce spectacle qui suscite, jour après jour, un si bel élan.
au Théâtre l’Artistic Athévains
45 bis rue Richard Lenoir 75 011 Paris (métro : Voltaire ligne 9).
du 17 septembre au 24 octobre 2026, du mardi au dimanche.
C’est l’histoire d’une journée dans la maison d’Arnolphe, ce tuteur qui aime et veut épouser sa pupille, mais qui, pour qu’elle reste bien à lui, l’éduque dans l’ignorance et l’isole du monde extérieur…
On sait que la comédie contrarie son projet et le ridiculise, mais on peut compter sur Frédérique Lazarini, qui la met en scène, pour ne pas renoncer pour autant à la complexité du fait amoureux et n’en négliger, de part et d’autre, ni les abus ni les beautés.
C’est autour d’une version « limpide, organique, vivante et visuelle, porteuse de modernité et subversive » qu’elle souhaite réunir les spectateurs, avec la certitude que, même en alexandrins, les maximes de cette « éducation sentimentale » ne sont pas toujours surannées…
Dans cette lecture qui fait de L’École des femmes une pièce résolument actuelle sans jamais la trahir, Agnès, chrysalide sous la surveillance d’Arnolphe, se déploie peu à peu en un être vibrant. La force de la mise en scène accompagne alors l’éveil d’une conscience et son chemin vers la liberté.
© Marion Duhamel
REVUE DE PRESSE :
Fabienne Pascaud – Télérama TTT
Frédérique Lazarini électrise ce Molière sur l’émancipation féminine. La metteuse en scène en livre une vision exaltante, en frayant un passage vers la liberté. (…) Arnolphe a installé Agnès dans une cage de verre où il observe ses gestes quand il ne l’espionne pas via des caméras (…). Frédérique Lazarini en fait un bourreau d’autant plus dangereux qu’il est séduisant, grâce à la présence électrique de Cédric Colas en élégant costume trois pièces. Et à la lumineuse comédienne québécoise Sara Montpetit en bonnet rose, écharpe à pompons et duffle-coat, si enfantine, fragile, joyeuse et tendre. Agnès ne se réduit plus ici à une victime. Elle devient la grâce même, la liberté même. Ce qui fait si peur aux hommes depuis des siècles. Et qu’avait si bien pressenti Molière, même en peu de scènes, et peu de répliques.
Agnès Santi – La Terrasse
La mise en scène exacerbe les situations, se plaît à faire surgir l’humour, à faire émerger la complexité et l’humanité des personnages. Elle décoche ses flèches contre le patriarcat, mais montre aussi la fulgurante souffrance d’Arnolphe. Les élans du cœur rejoignent ceux de l’esprit, dans un souffle de liberté. Cédric Colas est absolument remarquable d’intensité en Arnolphe, dans sa violence mais aussi son humanité. La toute jeune comédienne québécoise Sara Montpetit interprète de manière saisissante l’enfant naïve qui se rebelle, ignorante des hypocrisies du monde, découvrant l’amour en la personne du charmant Horace (Hugo Givort).
Nathalie Simon – Figaro
Frédérique Lazarini adapte en virtuose la comédie de Molière. Après le trépidant Voyage de Monsieur Perrichon et l’exaltant Cid de Corneille, Frédérique Lazarini est de nouveau à son affaire dans cette adaptation de L’École des femmes. Magicienne du théâtre, assistée de Lydia Nicaud et de sa troupe de fidèles, elle a resserré l’intrigue […] tout en respectant l’auteur.
Jean-Rémi Barland -La Provence
Direction impeccable de la metteuse en scène, audace sonore (on entend » Quand on a que l’amour » de Brel), inventivité, tous les interprètes sont de plus exceptionnels. En premier lieu Sara Montpetit qui campe une Agnès poignante, et Cédric Colas, assez inégalable en Arnolphe. Un spectacle qui fait du bien et qui fera sans doute aimer Molière à des jeunes spectateurs.
Marie-Céline Nivière – Coups d’Oeil
La mise en scène de Frédérique Lazarini est d’une grande et belle qualité. Comme elle l’avait fait avec Le Cid de Corneille, la metteuse en scène a condensé la pièce sans la trahir. Le texte résonne dans toute son ambiguïté. Et la morale voulue par Molière, symbolisée par le personnage de Chrysalde (Guillaume Veyre impeccable), éclate dans toute sa splendeur. Si Agnès n’a pas eu accès à la culture, elle n’en est pas plus sotte. L’école de la vie instruit les femmes et les rend bien plus savantes que la plupart des hommes…