DANS LES FORETS DE SIBERIE

d’après l’œuvre de Sylvain Tesson

avec William Mesguich.

THEATRE DE LA HUCHETTE

 DU 11 OCTOBRE 2019 au 4 JANVIER 2020.

 mardi au vendredi à 21h,  le samedi à 16h00 jusqu’au 30 novembre et le samedi à 16h et 21h à partir du 7 décembre

Collaboration artistique : Estelle Andrea

Adaptation : Charlotte Escamez

Crédit photo : Chantal Depagne

William Mesguich nous fait revivre sur scène l’expérience exceptionnelle de l’écrivain-aventurier Sylvain Tesson. Parti loin de la cité et de la foule, il fait le choix de s’isoler au milieu des forêts de Sibérie, là où ses seules occupations sont de pêcher pour se nourrir, de couper du bois pour se chauffer. Il réapprend le bonheur de la lecture et de la réflexion solitaires. Avec poésie et humour parfois, il nous entraine dans sa cabane :  ” Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence, toutes choses dont manqueront les générations futures ?

L’immensité comme horizon. Le silence comme partenaire fidèle et d’une puissance incomparable. Les mots de la langue française qui chuchotent le merveilleux pour échapper à la vulgarité et au bruit qui abime. « Dans les forêts de Siberie » est un hymne à l’ailleurs, à la poésie, à la beauté. C’est un secret éblouissant qui touche le cœur meurtri par le confort. C’est une trouée, une échappée qui mène à la différence et nous fait appréhender le monde avec un regard neuf, terre d’accueil de tous les possibles. C’est aussi l’abandon nécessaire de nos repères habituels pour nous perdre dans l’infini d’un espace-temps inouï. Une borne qui nous fait nous (re) connaître dans la vastitude du monde. Prendre le temps, laisser l’ennui nous envahir, murmurer à l’oreille de notre terreur du ici et maintenant, se parler à soi-même et laisser filtrer le rêve ou le doute, être contaminé par les petits riens qui peuplent notre inconscient. Ou bien ourler notre peur de l’à venir en pénétrant l’intimité majestueuse de la reine-humanité. Je m’attacherai à partager avec le plus grand nombre l’amour des métaphores et de l’incandescence de la langue de Sylvain Tesson. Je ferai scintiller les méandres d’une pensée simple, pleine. Directe. Magnifique. Dévoiler le monde dans le vent et la neige. Cheminer dans l’imaginaire et côtoyer un ours ou humer les effluves des liqueurs les plus rares. Dans les forêts de Sibérie est un texte lumineux, nécessaire qui nous constitue autant qu’il raconte l’altérité.

William Mesguich.

Extraits presse :

REG’ARTS : ” Seul en scène, William Mesguich, magistral, est habité d’émotion, enivré par la force des mots, à fleur de peau et de sensations. Dans sa voix on sent le froid et la vérité, dans ses yeux fiévreux on voit la splendeur de ces lointaines étendues blanches, dans ses tremblements transpire la curiosité de la découverte, dans ses geste s’exprime l’effervescence de ce qui est réellement important. “

LE FIGARO : C’est un homme meilleur qui reviendra parmi nous, se disent les spectateurs tenus en haleine par une formidable interprétation qui opère la métamorphose du texte en spectacle vivant. Il fallait incarner vraiment et adapter son timbre et son rythme pour que le cerveau des spectateurs participe à l’aventure du solitaire amateur : pari entièrement tenu. Non seulement on ne s’ennuie pas, mais on est transporté par le délire extralucide qui enflamme souvent le texte, où se déploient des moments de pure joie poétique.

DP DANS LES FORETS DE SIBERIE :

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