Spectacle musical
Texte et musique : Estelle Andrea
Mise en scène : William Mesguich

Production :
Compagnie Coïncidences Vocales
Co-production Compagnie Théâtre de l’Etreinte
Résidences de création à l’Espace Paris Plaine et au Théâtre de Saint-Maur (94)

Création 26 février au 15 mars 2020 Espace Paris Plaine.

Léonard de Vinci, c’est LE génie dans toute sa splendeur.
Peu d’hommes peuvent se targuer d’avoir autant marqué l’Histoire tant d’un point de vue artistique que scientifique. Obstination et rigueur, telle était sa devise.  Petits et grands, qui n’a pas un jour rêvé de retourner  Sur les pas de Léonard De Vinci  ?

NOTE D’AUTRICE
Envisager un spectacle sur Léonard de Vinci tout juste 500 ans après sa mort (1519-2019) c’est d’abord et avant tout l’occasion unique de rendre hommage à un homme qui n’a jamais cessé d’observer, d’apprendre, de vouloir comprendre et tenter d’améliorer la Vie dans bien des domaines. Un précurseur génial, contrarié par les turpitudes de son époque, souhaitant de manière quasi compulsive laisser trace de ses recherches pour la postérité. Force est de constater aujourd’hui qu’il y est parvenu sans doute au-delà de toutes ses espérances ! Écrire une pièce parlée et chantée, (de « théâtre musical » selon la formule consacrée), sur ce grand génie, en s’adressant aussi à un jeune public nécessitait à mes yeux un indispensable voyage entre nos deux époques avec des personnages très actuels auxquels ils puissent s’identifier d’emblée. C’est ainsi que sont nés Lisa et Léo, deux jeunes ados-adultes en quête du sens de la vie.

Se posait enfin la question de trouver comment les amener à rencontrer Léonard de Vinci sans avoir recourt à une énième grosse machine avec un compteur à remonter le temps ! La réponse devait être selon moi plus onirique que mécanique… Cela m’amuse beaucoup de donner la parole et rendre réels des personnages tout droit sortis d’un chef d’oeuvre (cf l’idée originale de Mozart l’Enchanteur où Papageno et Papagena, deux personnages de La Flûte Enchantée, venaient côtoyer leur illustre compositeur). Ici c’est le personnage pictural sans doute le plus célèbre du monde, La Joconde elle-même, bien connue des plus jeunes, qui prend vie sous nos yeux et va ouvrir la voie à Lisa et Léo entre le présent et le passé. Cette mise en abime permet également une transposition théâtrale de l’imaginaire que développe en chacun l’audition ou la vue d’une oeuvre sublime parvenue jusqu’à nous au-delà du temps. C’est une ode au pouvoir de l’Art sur l’être humain et son inconscient, ses rêves…

Estelle Andrea

NOTE D’INTENTION SCÉNIQUE
Inventer autour de De Vinci, l’un des plus grands génies de l’histoire de l’humanité, si ce n’est le plus grand, est une gageure extraordinaire. Que montrer, que dire qui n’ait déjà été dit ? Comment aborder par les mots et la musique son oeuvre protéiforme, tentaculaire ? Avec De Vinci, c’est notre rapport au monde qui est en jeu, c’est aussi notre rapport au rêve de l’invention, notre lien à la beauté, au risque de la découverte ou de l’échec. C’est une immense percée dans l’intelligence et la réflexion que nous allons mettre en oeuvre dans ce spectacle. La musique, comme dans “Mozart l’enchanteur” ou “Misérables”, sera notre boussole, une borne tendre et baroque qui nous transportera dans la galaxie de l’inouï. Ce ne sera pas un spectacle lyrique, ni une comédie musicale, ce ne sera pas du théâtre “classique” mais un mélange de ces genres. Léonard de Vinci est légendaire, secret et c’est aussi comme une rock star, une personnalité adulée par tous, des amateurs de peinture aux fous d’inventions scientifiques. C’est un repère génial et essentiel dans l’histoire de notre monde. Celui qui a influencé les générations suivantes. C’est aussi un inventeur-touche à tout qui s’est trompé, qui a tenté toute sa vie. Chanter, donc, se travestir, émouvoir, étonner et se balader dans différentes époques pour tenter la découverte. Rêver avec tous les amoureux des arts et des sciences est un projet magnifique que le théâtre doit magnifier pour le bonheur des petits et des grands.
William Mesguich