L’École des femmes – Off 2026 – Chêne Noir 10h15.

L’ECOLE DES FEMMES

DE MOLIERE.

MISE EN SCÈNE DE FREDERIQUE LAZARINI.
PRODUCTION : ARTISTIC ATHEVAINS.

Durée : 1h35

Avec : 

Cédric Colas, Sara Montpetit, Hugo Givort, Alain Cerrer, Emmanuelle Galabru et Guillaume Veyre

scénographie François Cabanat  

lumières François Cabanat assisté de Tom Peyrony et Grégory Lechat

musique et son François Peyrony

vidéo Hugo Givort 

costumes Dominique Bourde et Isabelle Pasquier

En tournée saison 2026-2028
 
 
 

Au Théâtre du Chêne Noir 

du 4 au 25 juillet 2026

à 10h15, 

relâches les lundis 6, 13 & 20 juillet.  

C’est l’histoire d’une journée dans la maison d’Arnolphe, ce tuteur qui aime et veut épouser sa pupille, mais qui, pour qu’elle reste bien à lui, l’éduque dans l’ignorance et l’isole du monde extérieur… 

On sait que la comédie contrarie son projet et le ridiculise, mais on peut compter sur Frédérique Lazarini, qui la met en scène, pour ne pas renoncer pour autant à la complexité du fait amoureux et n’en négliger, de part et d’autre, ni les abus ni les beautés.

C’est autour d’une version « limpide, organique, vivante et visuelle, porteuse de modernité et subversive » qu’elle souhaite réunir les spectateurs, avec la certitude que, même en alexandrins, les maximes de cette « éducation sentimentale » ne sont pas toujours surannées…

Dans cette lecture qui fait éclore L’École des femmes en une pièce actuelle, sans la trahir, Agnès, chrysalide craquelée sous la surveillance d’Arnolphe, se déploie en un être vibrant ; la force de la mise en scène laisse naître, jusqu’à un passage incandescent vers sa liberté, le surgissement d’une conscience qui refuse toute cage.

 © Marion Duhamel

REVUE DE PRESSE : 

Fabienne Pascaud – Télérama TTT

Frédérique Lazarini électrise ce Molière sur l’émancipation féminine. La metteuse en scène en livre une vision exaltante, en frayant un passage vers la liberté. (…) Arnolphe a installé Agnès dans une cage de verre où il observe ses gestes quand il ne l’espionne pas via des caméras (…). Frédérique Lazarini en fait un bourreau d’autant plus dangereux qu’il est séduisant, grâce à la présence électrique de Cédric Colas en élégant costume trois pièces. Et à la lumineuse comédienne québécoise Sara Montpetit en bonnet rose, écharpe à pompons et duffle-coat, si enfantine, fragile, joyeuse et tendre. Agnès ne se réduit plus ici à une victime. Elle devient la grâce même, la liberté même. Ce qui fait si peur aux hommes depuis des siècles. Et qu’avait si bien pressenti Molière, même en peu de scènes, et peu de répliques.

Agnès Santi – La Terrasse 

La mise en scène exacerbe les situations, se plaît à faire surgir l’humour, à faire émerger la complexité et l’humanité des personnages. Elle décoche ses flèches contre le patriarcat, mais montre aussi la fulgurante souffrance d’Arnolphe. Les élans du cœur rejoignent ceux de l’esprit, dans un souffle de liberté. Cédric Colas est absolument remarquable d’intensité en Arnolphe, dans sa violence mais aussi son humanité. La toute jeune comédienne québécoise Sara Montpetit interprète de manière saisissante l’enfant naïve qui se rebelle, ignorante des hypocrisies du monde, découvrant l’amour en la personne du charmant Horace (Hugo Givort). 

Nathalie Simon – Figaro

Frédérique Lazarini adapte en virtuose la comédie de Molière. Après le trépidant Voyage de Monsieur Perrichon et l’exaltant Cid de Corneille, Frédérique Lazarini est de nouveau à son affaire dans cette adaptation de L’École des femmes. Magicienne du théâtre, assistée de Lydia Nicaud et de sa troupe de fidèles, elle a resserré l’intrigue […] tout en respectant l’auteur. 

Marie-Céline Nivière – Coups d’Oeil 

La mise en scène de Frédérique Lazarini est d’une grande et belle qualité. Comme elle l’avait fait avec Le Cid de Corneille, la metteuse en scène a condensé la pièce sans la trahir. Le texte résonne dans toute son ambiguïté. Et la morale voulue par Molière, symbolisée par le personnage de Chrysalde (Guillaume Veyre impeccable), éclate dans toute sa splendeur. Si Agnès n’a pas eu accès à la culture, elle n’en est pas plus sotte. L’école de la vie instruit les femmes et les rend bien plus savantes que la plupart des hommes