CREATION / 13H15 / THEATRE DES GEMEAUX

DU 7 AU 29/07

RELÂCHES MERCREDIS 12,19 & 26 JUILLET

Un texte et une mise en scène de YANN REUZEAU

Avec  : Clara Baumzecer, Julian Baudoin, Gaia Samakh, Gabriel Valadon, Ines Weinberger.

Assistant à la mise en scène : CLARA LEDUC

Création lumières : ELSA REVOL

Scénographie : GOURY

L’histoire :

Cinq adolescents à la fin de leur histoire.
La fin de leur adolescence, de leur amitié, de leur monde. Bientôt, le reste deleur vie. Il faut décider de ce que l’on veut devenir. L’avenir. Une chance ou une menace.
Léa veut sauver la terre entière, y compris ceux qui voudraient qu’on les laisse en paix. Parvaneh vit sous la menace (ou le soulagement ?) d’un retour dans le pays de son enfance. Eliott souhaite que leur groupe n’explose pas, et peut être même ressentir quelque chose de personnel, un jour. Jonathan juge le monde avec distance et froideur, et veut y vivre selon ses règles.
Et il y a aussi Cécile. Qui regarde, observe, et prie pour que personne ne lui parle. Jamais.

YANN REUZEAU – AUTEUR & METTEUR EN SCENE

Il signe sa première pièce comme auteur/metteur en scène en 2000 : La Secte, un drame sur la foi et la sexualité. En 2006, Débutantes ( qui explore les nouvelles formes de prostitutions ) fait l’ouverture de La Manufacture des Abbesses. Puis il signe en 2008 Monsieur le Président, une comédie sur le pouvoir, et en 2009 Puissants & Miséreux, un diptyque sur la place de l’argent dans notre société.

En 2011, il crée à la Manufacture, Chute d’une nation, une série théâtrale « épique et politique » (Prix Beaumarchais – Le Figaro du meilleur auteur ) qu’il reprend en 2015 au Théâtre du Soleil à l’invitation d’Ariane Mnouchkine. Au même moment, il y crée aussi De l’Ambition, un drame sur l’adolescence. En parallèle de l’exploitation fleuve de Chute d’une Nation, il a créé en 2014
Mécanique Instable ( Prix Théâtre de la Fondation Charles Oulmont ), une épopée de la vie d’une entreprise se transformant en SCOP, qui jouera plus de 150 fois à Paris et en tournée.

En 2017, il crée Criminel, inspiré de l’affaire Jacqueline Sauvage, joué à Paris et au festival d’Avignon2018 et 2019. Les Témoins, suite de sa série théâtrale, et joué à Avignon 2022, est actuellement en tournée.
En 2021, il réalise son premier court-métrage, La Traque.
Yann Reuzeau est publié chez ACTES SUD-PAPIERS : Criminel (2017), De l’Ambition (2015), Chute d’une Nation (2015), La Secte / Les Débutantes (2013).

NOTE D’INTENTION

L’adolescence n’est pas un sujet, c’est une immensité. Ce n’est pas un passage, un âge de transition, mais presque une vie entière que l’on vit à cet âge-là. Mille transitions, mille questions,qu’il n’est probablement pas possible de synthétiser dans une pièce. Alors il faut resserrer, chercher un angle, quelque chose de précis, un détail à explorer. Ça sera la fin de l’adolescence. Le moment où l’on sent qu’on en vit les derniers instants, où l’on se demande même un peu si ce n’est pas fini. Déjà. Les derniers mois, les dernières heures du lycée,qui coïncident, ici, avec la fin d’une histoire, la fin de l’amitié d’un groupe qui s’étiole, qui s’éloigne.Parce qu’ils ont grandi, déjà, qu’ils ne sont plus les mêmes que lorsqu’ils se sont rencontrés. Ils étaient des enfants. Ils sont presque des femmes, des hommes. Ont une sexualité. Ou pas. Des rêves. Ou pas. Une ambition. Ou pas. Ils s’aiment encore, un peu, ou commencent peut-être à se détester, se jalouser. Ils ont eu une vie, ensemble, ont vécu une aventure incroyable, ont traversé l’âge des possibles, de toutes les transformations. Il leur restera le souvenir de cette aventure commune, et peut-être un peu plus.
C’est un âge de pulsion, encore, où les raisonnements sont balbutiants, à l’état d’ébauche. Mais ils sont là, ils prennent forme, petit à petit ou alors se transforment radicalement en quelques secondes. Tout ça pour tenter de découvrir qui l’on est, ce que l’on veut devenir. Et ça demande définitivement une ambition immense.

YANN REUZEAU

LES ACTEURS

Pour jouer les adolescents de cette histoire, j’ai fait le choix de prendre de très jeunes acteurs, à peine plus âgés que leur personnage. Avoir des acteurs plus expérimentés aurait été plus simple pour aborder des rôles aussi exigeants, mais je tenais à rester proche de la vérité de cet âge, et j’aimais aussi le défi que cela représentait. Après un long casting, et d’intenses répétitions, je suis très fier d’accompagner, presque pour la première fois sur scène, Clara Baumzecer, Julian Baudoin, Gaia Samakh, Gabriel Valadon et InesWeinberger. Ils sont encore en cours ou viennent tout juste d’en sortir, du Studio d’Asnières pour Gabriel Valadon, du Cours Florent pour Clara Baumzecer et Julian Baudoin, du conservatoire du 11ème pour Gaia Samakh, et celui du 18ème pour Ines Weinberger.

LA PRESSE :

Télérama TT :  » Portrait d’un groupe instable à l’heure de choix déterminants, le texte fait surgir lesdoutes et les désirs de ces adultes en devenir. Autant dire que la mission est complexe, tant cet âge de la vie est un maelström épineux de questions sans réponse. Ce spectacle éruptif en est la preuve vivante. Façon de dire aussi que, mine de rien, il colle à son sujet et ne trahit pas ses héros. « 

De la Cour au Jardin :  » Yann Reuzeau nous interpelle de bien belle façon. Avec le regard de «dramaturge-sociologue » qu’on lui connaît, l’auteur-metteur en scène ausculte ce délicat moment de l’existence. Il a su mettre en images et en espace ses propres mots, avec de très beaux moments,comme cette scène d’amour à la fois pudique et sensuelle, à l’image des deux protagonistes, ou encore cette scène de rêve dans laquelle les fantasmes de Cécile sont dévoilés. Je vous recommande vivement ce spectacle maîtrisé de bout en bout et qui ne peut laisser personne indifférent. Un spectacle où le fond le dispute à la forme en terme de réussite. «